La Direction régionale des eaux et forêts et de la lutte contre la désertification de Fès-Boulemane a donné le coup d'envoi le 03 octobre à la saison de la chasse au niveau de la région. «A partir de cette date, plus de 50.000 chasseurs au niveau national auront la possibilité de commencer l'exercice de la chasse de toutes les espèces de gibiers, exception faite pour la Tourterelle, gibier migrateur, dont l'ouverture est fixée au 25/06/2011», précise-t-on à la Direction régionale.
A l'occasion, une rencontre d'information et de sensibilisation a été organisée il y a quelques jours par la Direction régionale en partenariat avec le Bureau régional de la Fédération royale marocaine de chasse de Fès-Boulemane sous le thème : "La chasse responsable au service du développement durable".
Cette manifestation constitue, selon les organisateurs, une plateforme d'échange d'informations et d'expériences, et de sensibilisation sur les nouvelles dispositions de l'arrêté annuel de la chasse 2010-2011 et à la nécessité du respect de la réglementation en vigueur, et une occasion pour dresser le bilan des réalisations des partenaires (chasseurs , amodiataires...) en matière de conservation et de développement du gibier. Les différentes présentations lors de cette rencontre ont d'ailleurs porté sur les aspects liés à l'exercice d'une chasse responsable conforme à la règlementation en vigueur, respectueuse de l'environnement et ses répercussions sur la conservation et le développement du potentiel cynégétique. Il s'agit d'impliquer tous les acteurs concernés, et les inciter à œuvrer pour une chasse responsable.
«Outre l'organisation d'ateliers d'information aux niveaux local et provincial pour rappeler la réglementation en vigueur, des dispositions nécessaires ont été prises pour la mobilisation des agents habilités à asseoir les conditions requises pour l'exercice de ce sport dans un environnement adéquat à travers le contrôle des réserves de chasse et la lutte contre le braconnage considéré comme un facteur principal de dégradation des ressources cynégétiques», indique-t-on à la Direction régionale. Aussi des visites de lots amodiés ont été organisées pour les participants à la journée d'information afin de s'enquérir de l'importance des aménagements cynégétiques réalisés dans les différents lots amodiés dans un but de développement et de valorisation cynégétique.
A préciser qu'outre l'impact positif sur le développement des territoires de chasse, l'amodiation du droit de chasse associative ou touristique contribue également au développement des produits de niche et de l'économie locale, à travers la participation à la création de l'emploi et la commercialisation des produits de terroir. Les résultats obtenus au cours des dernières saisons à l'intérieur de ces territoires, en termes d'importance des prélèvements, comparés à la chasse libre, sont relativement significatifs.
A noter aussi qu'en vue d'assurer un meilleur équilibre et une pérennité des ressources cynégétiques, un réseau de réserves de chasse a été mis en place, sur une superficie totale de 574 520 ha dont 219. 050 ha érigés en 14 réserves permanentes et 8 réserves triennales sur une superficie de 355 470 ha.
Outre les réserves (Les amodiations, dont la superficie a atteint les 32. 220 ha, dont sept associations cynégétiques avec 13 550 ha), deux sociétés de chasse touristique (6170 ha), deux lots provinciaux de Sefrou et Boulemane s'étendent sur une superficie de 9 500 ha et un lot didactique de 3000 ha.
Organisation des territoires de chasse
En vue d'une meilleure organisation spatiale des territoires de chasse, un système de jeu de réserves a été mis en place au niveau national. Il est constitué de réserves permanentes qui s'étendent sur une superficie de 6 millions ha et de réserves temporaires sur 8 millions ha, soit une superficie globale de près de 14 millions ha. Aussi, dans le cadre de sa politique de renforcement des amodiations de chasse associative et touristique, la superficie amodiée s'élève à 2 millions d'ha réparties sur 624 lots de chasse. Les amodiataires sont d'ailleurs incités par le biais des contrats qui les lient au Haut Commissariat à s'impliquer davantage dans la gestion et l'aménagement des territoires de chasse à travers, notamment, la mise en œuvre des opérations d'agrainage, de cultures à gibier, de mise en place d'abreuvoirs, de régulation des prédateurs, de gardiennage et l'obligation de procéder à des opérations annuelles de repeuplement du gibier, dont le nombre d'oiseaux lâchés au cours de la saison écoulée, s'élève à 87300 unités.Par Rachida Bami | LE MATIN

